Lilou, rue des Lilas

le petit karouge illustré

(@Alma, @Do,@Maêstro)

J’ai connu Lilou rue des Lilas, au début d’un mois de novembre. C’est une rue pentue, étroite, dotée de maigres trottoirs et bordée de maisons ouvrières accolées, aux façades défraîchies, rue que j’arpentais et remontais une fois par semaine pour acheter ma dose de tabac à rouler. Je ne me souviens plus s’il pleuvait ce jour-là, mais me rappelle très bien que les employés de la ville avaient débloqué les bouches à clef et que l’eau ruisselait abondamment dans les caniveaux. Lilou descendait du haut de la rue, l’air désinvolte, jouant à saute-ruisseau comme une gamine qu’elle n’était plus. Elle avait vingt quatre ans. De prime abord je la pris pour une attardée mentale, bien que cela ne correspondît pas à sa silhouette, son port et ses vêtements. Elle était très jolie, paraissait s’amuser avec ses gestes enfantins, rire d’elle-même et de l’environnement triste qui balayait cette rue…

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