Un été figé

Un été figé.
Quelque chose de fatigué dans les rues, dans l’atmosphère. Cette ville est triste, ce qu’elle a toujours été dans le fond -les villes et les villages corses ont toujours un côté sombre, mais d’habitude l’été,  il y a toujours un vernis de légèreté et de dynamisme.
Une ombre invisible plane. Incrédule, on fouille les ramures des tilleuls de la place, ou les façades des vieilles maisons, le ciel. On se dit non, c’était un oiseau, un peu de vent dans la moiteur de l’été et on poursuit son chemin, à la recherche d’une image limpide et insouciante comme on cherche une source lorsqu’on a soif.

Et puis soudain des nafirs et des tambours qui explosent de joie, faisant bondir les coeurs. Le rythme lancinant happe les gens qui se rapprochent en dansant malgré eux, même les timides, même les boiteux, ça va de soi.
Ce petit groupe de Marocains tambourinant et trompettant sur cinq, six notes follement joyeuses, accomplit un petit miracle, en quelques secondes on oublie le gris et la lourdeur, on se laisse ensorceler par cette foutue joie de vivre qui revient, bruyante et pétillante.




Sidoine, Lucie


‌‌‌‌‌Région parisienne, hiver 2016

La neige recommence à tomber, doucement, sans bruit.
Il l’a vue arriver de loin, à demi endormi dans son sac de couchage, il reconnaît  le pas hésitant de celui ou de celle qui cherche un endroit pour passer la nuit, pas trop enclavé par sécurité, pas trop en vue non plus pour ne pas avoir d’histoires.


La fille s’arrête à quelques centimètres de lui et Sidoine, aussi simplement qu’ il l’a fait quelques jours plutôt pour le chat qui dort blotti contre son flanc, soulève un pan du duvet et dit : « viens », et la fille se glisse près de lui sans hésiter, presque comme si c’était un droit.

Au petit matin il s’éveille dans un état euphorique. Pourtant le froid lui scie la respiration, pourtant, Squat, le greffier, a toujours son regard d’écorché vif, pourtant, la fille qui a dormi près de lui est beaucoup plus vieille que sa maigreur n’a pu le lui laisser croire. D’un coup d’oeil en biais, il jauge: trente, trente-cinq, ouais,  elle a facile dix ans de plus que lui mais il se sent des ailes.

Cap au sud, ils ont cheminé ensemble durant des semaines, si tant est que « la misère est moins pénible au soleil ». Sont-ils dans la misère, le mot ne leur viendrait pas à la bouche, pas plus qu’en pensée. Ils n’en n’ont pas une once de conscience, ils sont simplement là, qui flottent à la marge d’un  monde  parfois cruel, parfois très beau.

Rien ne les étonne, pas même cette piaule sans fenêtre qu’il ont dégotée pour presque rien dans une petite rue bordée de maisons hautes et colorées. La vue donne sur une cour grise et sale, jonchée de détritus où passent des familles de rats affairées et des pigeons  replets. Le voisinage a cancané quelque temps sur la différence d’âge dans ce couple mutique, sur la peau trop basanée de Sidoine et sur la pâleur maladive de Lucie, puis s’est tu devant leur indifférence. Dans la rue, ils marchent côte à côte sans jamais se toucher ni même s’effleurer, mais nul n’aurait l’envie de passer entre ces deux êtres, instinctivement, on les évite, comme s’ils étaient protégés par un halo magnétique  invisible. Squat quant à lui a émigré chez une voisine dont les pénates offrent confort et pitance à volonté.

Corse du sud, vendredi 2 juin 2016

Jean-Bernard L. gare sa Bentley au bas d’une colline classée « Espace Remarquable », qui  l’est beaucoup moins depuis qu’il a  corrompu divers édiles plus ou moins haut placés et qu’ il y a bâti une maison d’architecte, pur bijou design de verre et d’acier, qui effraie les oiseaux de ce paradis isolé. Blanche de B.,  sa maîtresse, l’y attend comme chaque week-end, telle la dame en sa tour d’ivoire. 
Tandis qu’il gravit la côte raide qui le sépare de sa belle, Jean-Bernard ne voit pas Sidoine, tapi dans les buissons, qui l’attend, lui aussi. Il n’entend pas non plus la Bentley qui démarre en silence et file en souplesse maintenant sur l’asphalte toute scintillante dans la lumière  des phares.A deux heures du matin, par contre, Jean-Bernard L. et Blanche de B. entendront et ressentiront le choc causé par les quatre bombes planquées dans la propriété par une bande de petits gars, qui, ne voyant pas de voiture au bas de la colline, ont cru la maison inoccupée et donc jugé  le moment opportun pour rendre justice à la nature bafouée. Le maquis s’embrase déjà de toutes parts mais les deux amants  réussissent à fuir, nus comme des vers, l’un comme l’autre bataillant pour filer en premier,  se frayant un chemin entre les flammèches qui semblent   chercher à les rattraper. Il trouvent refuge dans ce que l’on ne pourrait même pas appeler un bras de mer, tout juste une voie d’eau séparée du large par un îlot planté de résineux et de bas maquis. Ils ont droit à quelques minutes de répit durant lesquelles chacun  constate avec dégoût sur le visage de l’autre l’ignoble image de la peur,  la sale grimace de la lâcheté dans la mollesse des lèvres et le regard qui en dit long sur  la volonté de chacun d’éliminer  l’autre mais ils n’en ont pas  le temps, ils n’ont que quelques secondes pour découvrir qu’ils ne s’aiment pas, le feu  bondit et embrase l’îlot comme une torche, ils vont « mourir étuvés comme deux homards » relatera  le stagiaire du canard local lorsque le drame sera découvert quelques jours plus tard, article suivi d’ un rectificatif et d’ excuses dès le lendemain.

Samedi 3 juin 2016

Sidoine stoppe la Bentley dans la ruelle et, grand seigneur, tient la portière à une Lucie ravie qui,  pour l’occasion,  a bouclé ses cheveux naturellement plats et ternes. Elle s’engouffre dans l’habitacle, caresse  le cuir clair, le respire  avec délectation.

Ils ont laissé la voiture au bord de la route avec les clefs sur le tableau de bord, se sont baignés puis ont emprunté un sentier à peine visible pour entamer une  longue ascension. Curieux pèlerinage décidé  après la découverte, par  Sidoine, à la bibliothèque municipale où il a fait le ménage pendant quelque temps, d’ un recueil ancien,  recueil vraisemblablement  oublié  de tous depuis longtemps et  dont peut-être même les responsables du lieu n’ont pas connaissance car Sidoine l’a déniché coincé entre deux pans de bois séparant les rayons, tout poussiéreux, piqueté  de taches et maculé d’auréoles d’humidité.  Le recueil raconte dans un français d’un autre siècle, qu’il existerait un village fantôme. Le lyrisme de la description et le mystère qui entoure l’endroit ont poussé Sidoine à vaincre les difficultés de la lecture avec des passages à demi effacés et des mots inconnus dont il a deviné le sens.

Après une pénible ascension de plusieurs heures où ils ont traversé plusieurs étages de végétation, ils sont parvenus à leur but. L’endroit est apparu soudain en surplomb, la pâle tache ocrée qu’ils avaient aperçue de loin jaillissant de la verdure  et du halo bleutés des oliviers, vestiges de cultures anciennes,  se couvre de tons plus chauds sous le déclin du soleil. Pourquoi ce village qui semblait avoir été conséquent à en juger d’après les ruines, avait-il été abandonné? Nul ne le savait mais la légende disait que seul un  moine vénérable était resté pour veiller sur les vieilles pierres, peut-être dans l’espoir d’y voir revenir la vie un jour.

Le soleil se couche maintenant, embrassant la baie lointaine, un ciel rouge mourant peu à peu dans les eaux déjà noires de la mer, lorsque soudain un craquement de feuilles suivi d’un souffle presque animal se fait entendre. Lucie et Sidoine scrutent la pénombre, imaginant la présence d’un sanglier ou d’une bête sauvage, mais c’est un humain, un pauvre humain loqueteux, très vieux et hirsute,  qu’ils distinguent l’espace d’une seconde avant qu’il ne se dérobe à leur vue.

L’histoire ne dit pas ce qu’il advint par la suite, toujours est-il que cette nuit-là, Sidoine et Lucie disparurent à jamais. Mais il se murmure que le vieillard mourut et que, désignés par le sortilège du village fantôme, Sidoine et Lucie furent affectés sine die à la garde des vestiges séculaires et sacrés.

Le banc


‌‌‌‌‌‌‌‌‌Vite, vite, un dernier coup d’éponge sur la toile cirée, les miettes envoyées aux pigeons par la fenêtre, Faustine accroche son tablier au clou fixé à la porte et zou dehors ! Son petit corps trapu monté sur pattes courtes l’empêche de se mouvoir avec la célérité qu’elle souhaiterait mais il faut se hâter : c’est l’heure du banc !
A quelques minutes près, « les autres », celles qui habitent plus loin se feraient un malin plaisir de l’annexer, alors que ce banc dont elle revendique la propriété puisqu’il se situe  devant le numéro 46, juste là où elle est née, vit depuis plus de quatre-vingts ans et mourra sans doute, ne saurait recevoir que les postérieurs des privilégiés qu’elle aura choisis.
Faustine, agrippée à une rampe branlante,  négocie fébrilement la délicate descente de l’escalier aux marches  de pavés inégaux et traîtres, creusés par l’usure.
« Gare à la glissade, surtout avec ces claquettes, t’as rien d’autre à te mettre aux pieds ? ! »  lance  la voisine pressée d’aller travailler,  qui la dépasse et déjà  atteint la sortie. C’est tous les matins pareil,  grommelle Faustine : d’abord c’est pas des claquettes, c’est des chaussures « pédiques » qui viennent de la pharmacie, c’est médical, quoi, et elles ont coûté des sous et  est-ce sa faute à elle si ses pieds débordent des sandales depuis qu’elle a chopé ce truc aux hanches qu’elle ne veut surtout pas opérer même si elle voit bien que la Marie du 52 marche bien et sans canne depuis que le docteur l’a réparée à l’hôpital. Les enfants peuvent bien se succéder pour la convaincre –  non elle n’ira pas se faire charcuter par un olibrius qui n’a même pas la moitié de son âge ! Si encore c’était le vieux docteur Poli, qui soignait autrefois tout le quartier, peut-être qu’elle se déciderait, mais ces docteurs qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, sûrement pas ! « Mais maman, le docteur Poli est mort depuis longtemps et il n’était pas chirurgien », se lamentent les enfants désespérés. M’en fous répond Faustine, j’ai pas confiance et si vous n’avez rien d’intéressant à dire, vous pouvez rentrer chez vous.
La voisine en partant a laissé la porte ouverte sur la rue, Faustine descend les dernières marches, éblouie par la lumière vive qui pénètre dans l’entrée exiguë, éclairant les boîtes aux lettres accrochées  de guingois au mur sombre strié d’un enchevêtrement inextricable de câbles électriques qui partent en tous sens comme des serpents noirs mus par une  volonté diabolique.
Faustine frissonne de satisfaction, seule Rose l’attend sur le banc, les mains sagement croisées sur son ventre rebondi, le dos rond et les épaules rentrées. Rose l’amie de toujours, née presque le même jour que Faustine, au  numéro 48, ce sont des choses qui comptent.
Rose la timide, qui suit le mouvement sans broncher, Rose bon public qui pouffe de rire aux rosseries féroces que Faustine chuchote entre ses dents au passage des gens, Rose toujours vêtue de noir suite aux deuils successifs quand Faustine ose les hauts blancs et parfois même l’impression léopard, histoire de montrer …qu’elle ose. Toutes deux ont adopté la jupe en tergal plissé permanent si pratique qui s’adapte  discrètement au volume progressif des formes  de ces deux bonnes vivantes.
Faustine se cale au milieu du banc de façon à jouir de deux interlocuteurs: la fidèle, l’inséparable Rose et  l’élue du jour, celle que Faustine aura jugée assez bavarde pour colporter les derniers ragots qu’elle souhaite répandre au plus vite dans le quartier. Flattée de faire partie du groupe select des favorites, la commère écoute puis file en trottinant  diffuser les nouvelles de banc en banc.
Il peut arriver qu’un passant, un innocent, un naïf, un étranger à l’ordre établi du quartier, vienne s’affaler sur le banc. S’installe alors un moment de flottement, tout le monde attend la réaction de Faustine qui fait sa tête des mauvais jours et le toise avec tant d’insistance que le malheureux sourit timidement : « j’ai peut-être pris la place de quelqu’un…? » demande t-il  tout prêt à s’excuser. « Non ! Vous gênez pas ! hein ? Il ne gêne pas s’enquiert-elle auprès de la compagnie qui acquiesce benoîtement, « et alors ! il y a de la place pour tout le monde, asseyez-vous, asseyez-vous mieux…Nous, on va se serrer, on a l’habitude, allez. Le passant remercie en souriant niaisement et répond à Faustine qui le mitraille de questions entre deux galéjades, histoire d’amuser son public.
Mais voilà que passe Mimi, Mimi du 53, car il y a deux Mimi : celle du 53, cette folle qui promène Chicha sa petite chienne dans un panier à commissions parce qu’elle ne peut plus marcher, Mimi l’emmène au parc et la dépose sur l’herbe pour qu’elle prenne le frais puis la remonte comme elle peut au quatrième étage, hors d’haleine et épuisée. Mimi du 53 passe tête haute devant Faustine, Faustine qui la tient pour son ennemie parce qu’elle ne va pas au rosaire et  n’a jamais montré la moindre velléité de s’assoir sur le banc ou, suprême outrage,  d’obtenir ses faveurs . Cette Mimi là n’est de fait pas fréquentable, elle vendait autrefois des fripes sur les marchés, fumait,  ramenait  des hommes toujours différents chez elle et porte, encore à son âge,  le stock inépuisable des invendus passés de mode, pantalons moulants bariolés et petits hauts affriolants. Ajoutez à cela une masse de cheveux  qu’elle attache sur le haut de son crâne et qui retombe en un dégoulinade de mèches frisottantes et frissonnantes , et vous comprendrez pourquoi Mimi remporte la désapprobation outrée de Faustine.
« Au fait », dit soudain Faustine qui sort de ses considérations peu amènes et les garde pour elle par crainte d’un affrontement  public avec une Mimi à la voix grave, presque mâle et déstabilisante, » le rosaire, la semaine prochaine, c’est mardi. » Rose acquiesce, bien sûr elle en sera, un rosaire, ça ne se rate pas, foi de bonne chrétienne. On y va en rangs serrés, tête basse, le visage empreint de componction. Si le prêtre leur fait l’honneur de sa présence, on passe directement aux prières puis on lui offre un verre d’eau fraîche et quelques biscuits qu’il grignote par politesse entre deux dents déchaussées avant de rejoindre un autre rosaire.
Ensuite, les choses sérieuses peuvent commencer, l’hôtesse qui reçoit ce jour-là prépare le café et sort les mignardises commandées chez pâtissier. Chapelets et images pieuses remisés en hâte dans les poches ou les sacs à mains, bougies prestement mouchées, on va s’occuper de rhabiller le quartier pour la saison suivante jusque tard dans la soirée, l’onctuosité  sucrée des gâteaux pourtant surchargés de crème ne suffisant pas à masquer l’aigreur et l’amertume des âmes.
Faustine et Rose sont des enfants de mai, le mois des rosaires, justement, « il n’y a pas de hasard », dit Faustine, « nous sommes sommes sous la protection de la Vierge Marie et c’est pour cela que nous sommes de bonnes chrétiennes, eh ! ça aide forcément ! ». Elles fêtent ensembles leur anniversaire, les deux évènements se succèdent, le 8 pour l’une, le 10 pour l’autre, il en est ainsi depuis qu’à peine les enfants élevés, elles se sont retrouvées veuves l’une et l’autre à quelques semaines d’intervalle, circonstances dues au plus pur des hasards, contrairement à ce que prétendirent à l’époque quelques mauvaises langues, « et il y en a, des mauvaises langues, ici ! » dit Faustine en hochant douloureusement une tête de victime accomplie.
Seulement cette année la salade de poulpes, les lasagnes au broccio, le gâteau châtaigne/chantilly et la demi bouteille de vin blanc du Cap  réservés à l’avance chez Giacomi, le traiteur,  resteront en rayon. On a retrouvé Rose morte sur son fauteuil devant les Feux de l’amour, son café encore tiède posé sur la petite table près d’elle.
Faustine accuse le coup.
Assise sur la chaise de cuisine qu’elle tire laborieusement  sur le balcon pour profiter du soleil, elle prend son front bombé entre ses mains et verse quelques larmes, peut-être les seules qu’elle ait jamais versées de sa vie.
Sur le banc où elle n’ose plus s’assoir, quelques personnes ont déposé de petits bouquets de fleurs simples et des bougies. Faustine, bras écartés et paumes ouvertes explique: « on ne comprend pas ce qui s’est passé, elle n’était même pas malade !  » et personne ne lui fait remarquer que Rose avait, comme elle,  presque 90 ans. Mimi du 53 s’est arrêtée, a déposé elle aussi un petit bouquet. Elle aurait voulu dire quelque chose, a hésité puis s’est ravisée.

L’agave

Elle fanfaronne, l’agave, du haut de ses 8 à 10 mètres qu’elle atteint soudainement sans prévenir, alors que quelques temps auparavant on la remarquait à peine.
Pourtant c’est de son triomphalisme qu’elle va mourir, un coup de vent, la hampe phénoménale va tomber et c’en sera terminé de l’agave.

Oui, Sidonie, c’est une histoire triste, pff 😉

Concentré de peu de chose…

Au début de l’hiver j’ai vu quelque chose pousser dans un pot de fleur contenant un reste de terreau. La chose était malingre mais grandissait vite, à tel point que je l’ai installée sur le rebord de la fenêtre quand elle a atteint le mètre cinquante.

J’en ai pris soin, j’ai tiré les persiennes les jours de vent, je l’ai arrosée mais pas trop, je l’ai soignée, j’ai observé les rares feuilles sans pouvoir l’identifier, jusqu’au jour où en en frôlant une de la main j’ai reconnu le parfum de la tomate.

Petite déception tout de même, je rêvais d’un truc plus exotique, j’espérais qu’enfin l’une des nombreuses graines de kaki que j’avais répandues au hasard dans la terre se serait décidée à me faire plaisir.
Surtout que les plants de tomates, chez moi, j’ai l’habitude, ils poussent dans la gouttière cassée, à mi-chemin du deuxième étage et du premier, presque tous les ans.


Bien, va pour la tomate valeureuse qui veut vivre en hiver. Elle a beaucoup fleuri, pas découragée du tout par le froid mais n’a quand même pas poussé le bouchon jusqu’à m’offrir un fruit, fut-il vert, pour mon Noël.

Bref, voici le résultat, il n’y en a qu’une, elle a la taille d’une grosse olive, oui, oui je vous tiens au courant pour la suite, bien entendu.